La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a présenté, ce lundi 20 juillet, à Kinshasa, les conclusions de son enquête sur le sit-in organisé par l’opposition le 12 juin dernier.

Contrairement aux informations ayant circulé sur les réseaux sociaux, l’institution affirme qu’aucun décès n’a été enregistré lors de cette manifestation.

Selon le président de la CNDH, Paul Nsapu, les investigations menées par la commission n’ont permis d’établir aucun cas de mort lié aux incidents survenus ce jour-là.

Il a précisé que la personne dont l’image avait été largement relayée comme étant décédée a été retrouvée vivante par les enquêteurs, alors qu’elle était hospitalisée.

D’après lui, cette personne a depuis quitté l’hôpital et a repris ses activités professionnelles.

Le sit-in devait initialement se tenir devant le Palais du peuple, siège du Parlement, avant d’être délocalisé par les autorités provinciales vers le terrain Assossa, dans la commune de Kasa-Vubu.

Contestant cette décision, des manifestants ont tenté de rejoindre les abords du Palais du peuple, où ils ont été dispersés par les forces de l’ordre. Les affrontements qui ont suivi ont fait plusieurs blessés, sans qu’aucun décès ne soit documenté, selon la CNDH.
Tout en réaffirmant ses conclusions, la Commission nationale des droits de l’homme a insisté sur la nécessité pour les autorités de garantir l’exercice des libertés fondamentales, notamment le droit de manifester, dans le strict respect des lois, tout en invitant les organisateurs des manifestations et les forces de sécurité à privilégier le dialogue afin d’éviter de nouveaux affrontements.

Zephyrin Amboka Pengume