La Société nationale d’électricité (SNEL) lance une opération de recouvrement forcé et intensif des factures impayées. L’annonce intervient alors que Kinshasa connaît depuis plusieurs jours une dégradation de la desserte électrique, avec des coupures répétées dans plusieurs quartiers de la capitale.

Cette situation a été au cœur du briefing de presse tenu ce jeudi à Kinshasa, coanimé par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, et le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba. Face aux nombreuses plaintes des abonnés, le patron de la SNEL a expliqué les difficultés qui affectent actuellement le réseau électrique national.

Teddy Lwamba a notamment évoqué une baisse drastique du niveau d’eau, qui aurait entraîné l’arrêt de certaines machines. Pour renforcer rapidement l’offre, la SNEL annonce le recours à une centrale électrique flottante devant injecter 134 mégawatts supplémentaires dans le réseau, avec l’objectif d’améliorer la desserte à Kinshasa.

Au cours du même briefing, le directeur général de la SNEL a également pointé les difficultés financières de l’entreprise. Il affirme que l’État représente environ 25 % de la consommation électrique, tout en déplorant le non-paiement de certaines factures par les institutions publiques. Il a également évoqué les raccordements frauduleux et les pertes qui affectent le réseau.

C’est dans ce contexte que la SNEL entend intensifier le recouvrement auprès de ses abonnés. La société prévient que la persistance des impayés pourra entraîner la coupure de la fourniture d’électricité et demande aux clients concernés de régulariser leur situation.

Entre déficit de production, difficultés financières et multiplication des plaintes des consommateurs, la SNEL cherche donc à rétablir l’équilibre de son système. Son directeur général plaide notamment pour un meilleur financement du secteur, alors que les Kinois attendent surtout une amélioration durable de la fourniture d’électricité.

JAM