À moins d’un mois de la fin du mandat de la SAMIDRC, la force de la SADC en République démocratique du Congo, les pays membres de cette organisation sous-régionale ont décidé de le proroger d’un an supplémentaire.

La décision a été prise le mercredi 20 novembre dernier à Harare, au Zimbabwe, en marge d’un sommet extraordinaire qui a abordé la situation sécuritaire dans la région, principalement dans l’est de la RDC.

« Le sommet a félicité les dirigeants de la SAMIDRC et l’ensemble du personnel déployé dans le cadre de la mission pour leurs sacrifices, leur dévouement et leur engagement en faveur de la paix, de la stabilité et de la sécurité dans l’est de la République démocratique du Congo », précise le communiqué à l’issue du sommet.

Félix Tshisekedi a participé au sommet et a d’ailleurs été encouragé par ses pairs pour les efforts fournis par son gouvernement afin de rétablir la sécurité dans son pays.

Emmerson Mnangagwa, président du Zimbabwe et président en exercice de la SADC, a par ailleurs insisté sur la paix que mérite le peuple congolais, gage de développement, et a appelé à une stabilisation de la situation sécuritaire dans toute la région.

Pour rappel, la force de la SADC a été déployée en RDC depuis le 15 décembre 2022. Constituée essentiellement de contingents sud-africains, malawites et tanzaniens, la SAMIDRC a pour mission d’appuyer les troupes gouvernementales congolaises dans la traque des groupes armés, dont le M23.

Cependant, un an après, tout comme l’EAC, la SADC est restée inactive face aux rébellions. Malgré son mandat offensif, elle ne s’est jamais directement engagée contre les forces négatives, dont le M23, qui continue de conquérir des localités dans le Nord-Kivu.

Jean Ngaviro