Lancé le 18 mai 2022, le contrôle des vignettes dans la ville province de Kinshasa vient d’être suspendu. Ce qui libère la circulation dans un sens alors qu’il relance bien entendu la question des embouteillages dans les artères de la capitale.

À en croire une source de la DGRK, le résultat d’achat de vignettes est très faible. Si le constat est signe patent d’indifférence dû au manque de civisme fiscal qui caractérise la population, ceci est aussi une réponse au manque du devoir de redevabilité que devraient faire montre les autorités de la ville.

En effet, les fonds pour construire les infrastructures dans une ville d’environ 15 millions de dollars avec autant de véhicules, ne peuvent en premier lieu que provenir des taxes. Si la ville peut recevoir d’autres fonds des partenaires, cela ne peut donc pas être la principale source de revenu.

Avec autant de projets et chantiers qui ne terminent pas, l’hôtel de ville est donc obligé de mettre la pression sur les assujettis afin de récolter les recettes pouvant aider à lancer et terminer les travaux d’infrastructures. Pourtant, la résistance et même l’indifférence de la population doivent interpeler afin de comprendre qu’est ce qu’il faut faire pour que les assujettis puissent s’exécuter à ce devoir patriotique.

Pour les analystes, les autorités provinciales sont appelées à rendre plus transparente la gestion des fonds. Faire un tableau clair à publier sur ce qui a été perçu lors de la campagne de l’année dernière et expliquer qu’est ce qui en a été fait.

 » Que fait l’hôtel de ville avec l’argent qu’on perçoit ci et là ? A t-on déjà rendu public avec détails combien l’on a récolté et qu’est qu’on en a fait?  » ,se demande monsieur Roger Mbanda, un congolais de la diaspora .

Il estime que même dans les conditions difficiles du quotidien des congolais, l’on doit payer les taxes. Et de rajouter, si ça ne se fait pas, c’est le manque de devoir de redevabilité qui décourage.

 

La rédaction