Ce dimanche 03 Mai, journée dédiée à la liberté de presse, la Radio Full Contact , FCR, de Kananga au Kasaï Central va totaliser près d’un mois depuis que la coordination provinciale du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) avait pris la lourde décision de bâillonner la liberté de la presse en fermant cette radio. Le CSAC Kasaï Central avait décidé de faire plaisir à un membre de l’exécutif provincial qui se serait plaint du contenu d’un programme de la FCR. Même si à ce jour l’auteur de cette plainte demeure inconnu, les animateurs du programme décrié (Kazolo) se sont présentés devant le CSAC Kasaï Central pour s’entendre dire que non seulement qu’ils sont interdit d’exercer mais que leur programme est suspendu et la radio fermée.

Cette décision d’une extrême brutalité étonne dans un contexte où le ministre d’État en charge de la communication et médias, Jolino Makelele parle d’un nouveau régime qui est en train effectivement de tourner la page de toutes ces années de prédation de la liberté de la presse que nous avons connu dans ce pays. Une nouvelle ère de la liberté de la presse est arrivée où aucun journaliste et aucun média ne doit plus être réduit au silence”, a-t-il déclaré dans son message à l’occasion de la journée de la liberté de presse.

À moins que le Kasaï Central ne soit une zone de non-droit pour les professionnels de médias, si non, le ministre d’État devrait prendre à corps le dossier de la FCR pour sa réouverture sans délai. Alors que Jolino Makelele parle d’un ” journalisme sans crainte ni complaisance “,le patron des médias congolais devrait savoir aussi que  dépassé Kinshasa, cette vision devient très relative.

En province, au Kasaï Central notamment, le professionnels de médias sont soumis aux injonctions des politiques. On se rappelle que cette province a vu plus d’une vingtaine de radios fermées en même temps sans motifs crédibles. À défaut d’opérer directement, les mêmes autorités recourent à d’autres professionnels de médias pour exécuter leurs basses besognes et la FCR en est une victime expiatoire.

Car comment comprendre que pour un délit supposé, des journalistes soient interdits de prester ,leur programme suspendu et leur média fermé ? Si ce n’est pas un abus de pouvoir, un tel acte peut porter quel autre nom? Il ne reste plus à espérer que le ministre d’État en charge de la communication et médias Jolino Makelele prenne ses responsabilités face à cette injustice.

DINA

By 24news

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