* Il s’agit précisément d’ * »États Généraux de la République pour 1. la Répartition, 2. la Re-Création et 3. la Re-Fondation du Congo »*…
*UNE FOIS DÉPLOYÉE LA VAR…*
*Depuis le 9 et le 12 octobre 2026 – dates liées à la double sortie de Joseph Kabila d’abord par son message, ensuite par le lancement du Front de Refondation National – le paysage politique congolais vit, mieux subit un gros Tsunami. Acteurs majeurs, acteurs moyens et acteurs mineurs – tous domaines confondus – s’expriment librement et à très haute voix, chacun ayant conscience d’assumer sa prise de position une fois déployée la « VAR » (Video Assistant Referee). Ainsi, le moment venu, personne ne va prétendre qu’elle a été manipulée, ou qu’elle ne se souvient plus de ses propos ou simplement qu’elle n’a pas été au courant*.
*ON DEVRAIT EN AVOIR HONTE*
Ceci dit, que tirer comme premier enseignement de ce qu’on entend, on lit et on voie actuellement dans les réseaux sociaux particulièrement, et presqu’une semaine après la dernière prestation ?
Réponse spontanée : le pays a vite besoin d’une *catharsis*, c-à-d d’un _ »processus de libération, d’épuration ou de purgation des émotions intérieures intenses_ », pour reprendre la signification du dictionnaire.
Et pour cause !
Il y a trop de mensonges, trop de demi-vérités mais, surtout, trop de mensonges « innocents », ceux-ci étant produits par l’ignorance. L’ignorance qui, au sens propre comme au sens figuré du terme, tue !
Au moins le résultat se constate : _ »Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose_ », dit l’adage.
Oui, il en reste cette chose-là qui va faire la différence entre ceux qui vont survivre au Tsunami et ceux qui seront emportés, balayés.
Au nombre de ces derniers, on s’en doute, les *survivants* des tandems « Kasa-Vubu/Lumumba » et « Kasa-Vubu/Tshombe » sous la 1ere République ; « Mobutu/E.Tshisekedi » sous la 2ème République et sous la Transition 1990-1997 !
Après 60, 50 ou 40 ans de présence parfois continue sur la scène politique, et encore dans les institutions publiques, ils sont à la porte de sortie, laissant groggy tout un pays, tout un Peuple, tout un Etat, toute une Nation.
Ce qu’ils sont en train de déclarer et ou de faire aujourd’hui déterminera s’ils méritent encore ou non de la République !
C’est pour eux, précisément et particulièrement, que * »BALISES »* plaide pour l’étape essentielle de *RÉPARATION*, avant les étapes non moins essentielles de *RE-CREATION* et de *REFONDATION*.
66 ans après l’indépendance, en être à commettre soi-même et à faire commettre aux générations suivantes les mêmes erreurs, les mêmes fautes, les mêmes crimes ne peut nullement procurer quelque fierté.
Au contraire, on devrait en avoir honte.
C’est pourquoi à un moment donné, tout homme normal, toute organisation normale s’interpelle, s’interroge et décide en conséquence.
*ON NE PEUT PAS ÊTRE UNE NATION*
Comment, dans le cas de la Res publica, le fera-t-il sans connaître ni reconnaître ses racines dans le Congo créé par Léopold II *en septembre 1876 ?*
Il n’y a pas de honte à l’avouer : *sans ce roi, l’Espace Congo n’aurait jamais existé*. Peut-être que L’Orientale serait centrafricaine, soudanaise ou ougandaise ! Le Kivu serait ougandais, rwandais ou burundais ! Le Katanga serait tanzanien ou zambien ou angolais ! Le Bandundu serait angolais ou congo-brazzavillois au même titre que le Kongo Central et Kinshasa. Peut-être que l’Équateur serait congo-brazzavillois ou centrafricain. Ou peut-être pas.
Au moins, par la volonté d’un homme qui n’y a jamais mis ses pieds, le Congo existe avec ses atouts certes, mais aussi ses faiblesses. Les atouts, on les promeut. Les faiblesses, on les corrige.
Il n’est demandé à personne de tresser une couronne de fleurs ni de faire des éloges à Léopold II.
Ce qui importe, c’est d’admettre que si X est aujourd’hui Président de la République, Speaker national ou Premier ministre, si Y est actuellement haut magistrat ou haut gradé dans l’armée nationale ou secrétaire général dans l’administration publique, si Z est à l’instant mandataire public dans une entreprise ou un service public, c’est d’abord en raison de l’existence de l’État Congo.
Ce n’est pas pour sa tribu, ni pour sa province, ni pour sa famille, surtout pas pour son parti pour venir imposer à tous les Congolais la stupidité * »TNB »* (Tour Na Biso).
Comment alors en être conscient si on ne s’approprie pas préalablement *l’Histoire du Congo dans ses 150 ans d’existence !*
Comment y parvenir lorsqu’on veut organiser un Dialogue national à partir des faits remontant à 2022 à peine, et ce sur fond de la guerre, mieux d’une agression rwandaise, pour reprendre le narratif de Kinshasa !
Mettons-nous d’accord au moins sur ce point : en entendant ce qu’on entend, en voyant ce qu’on voie, en lisant ce qu’on lit actuellement à la suite des prestations de Joseph Kabila des 9 et 12 octobre 2026, la déduction raisonnable à faire est qu’on ne peut pas être une Nation avec des acteurs politiques et sociaux qui respirent et inspirent tant de haine, tant de rancunes et tant de rancoeurs rentrées. On ne peut pas être une Nation en se contenant d’un Dialogue du genre comme ceux organisés depuis 1960. Il n’est pas apte à nous exorciser !
Le Congo a donc besoin d’Etats Généraux de la République pour la Réparation, la Re-Création et la Re-Fondation du Congo.
Il est indiqué de rappeler pour la énième fois cette parole de l’américain Lee Iacocca : _ »Une bonne décision qu’on prend tard devient une mauvaise décision_ ».
*PROCHAINEMENT : _ »Au-delà des ‘perquisitions’, le Katanga est en réalité la 1ère, pardon la 11ème province de la Belgique !_*
Omer Nsongo die Lema
