Par la BCC, avec le Bon BCC 252 interbancaire, l’effet serait moins productif malgré l’épargne voulue, qui n’impacte pas l’économie conjoncturelle mais constitue un frein à la liquidité.
Le CDF est sous perfusion mensuelle pour son appréciation par l’Open Market. Les dépôts d’épargne dans les banques congolaises sont à 90% en dollars, malgré l’exigence des paiements des taxes en CDF. En cas de Short (vente) du CDF par la BCC, les Congolais convertissent le CDF en dollar pour sécuriser leur épargne en dollar.
Nous avons eu des cas de Short (vente) de CDF dans l’économie : il y aura hausse de la Base Monétaire (BCC) mais la Masse Monétaire ne suit pas pour soutenir la consommation.
L’effet ciseaux négatif serait visible dans la croissance du PIB. La baisse du taux directeur stagne l’activité économique. La BCC veut que l’économie nationale soit en CDF, mais nous ne produisons pas en grande quantité les produits de consommation en interne, tous recourant au dollar pour les importations.
La grande épargne est inexistante en CDF à long terme, pour ne pas soutenir la croissance et l’investissement. La dédollarisation par la BCC est souhaitable pour l’appréciation de la monnaie nationale, qui doit être une monnaie d’épargne et d’investissement.
La BCC doit davantage jouer à l’équilibre dans sa nouvelle politique monétaire, entre le CDF en interbancaire et la politique conjoncturelle, afin de permettre la croissance et la consommation.
La BCC mise sur le PASS-THROUGH (coefficient de vitesse de la baisse du dollar). Par l’appréciation du CDF, la BCC mise sur la chute du dollar pour soutenir la consommation, mais si le dollar ne s’effrite pas, le prix resterait fixe.
Les difficultés de ne pas avoir un bon effet Pass-through : l’économie congolaise est dollarisée par les importations, les loyers, le taux d’intérêt bancaire se fixe en référence au dollar. Nous avons en RDC une asymétrie sur le Pass-through : quand la monnaie nationale s’apprécie, la BCC pense que les prix chutent, mais non. Le Pass-through des prix ne s’apprécie pas vice versa.
La nouvelle politique monétaire de la BCC aspire plus à l’inflation sous-jacente en stérilisant longtemps le CDF, mais réduit la croissance économique et la masse monétaire en circulation, donc moins d’attractivité dans la consommation.
L’épargne oui, mais pas garder une monnaie en CDF qui serait statique, moins liquide, qui ne ruissellerait pas ni ne stimulerait la croissance de la consommation. La BCC n’arrive pas à bien contenir le CDF dans l’ensemble de l’économie conjoncturelle, qui serait trop importante selon les experts du CPM. En stérilisant le CDF, la BCC ralentit la croissance conjoncturelle dans l’économie réelle.
L’ensemble de l’économie congolaise quotidienne est en dollar, avec une hausse de l’épargne en dollar. La politique monétaire actuelle de la BCC est basée sur l’appréciation du CDF, mais doit davantage faire émerger les facteurs microéconomiques et macroéconomiques pour la résilience de l’économie nationale aux investissements.
Les réserves de change que la BCC utilise pour faire l’appréciation du CDF apporteraient des solutions viables par la méthode de la monétisation de la dette avec le Ministère des Finances, par la mise à disposition de liquidités dans l’économie réelle et non au bénéfice des banques commerciales par Open Market pour la stérilisation du CDF à chaque fois.
Par une bonne relance avec une ingénierie financière entre la BCC et le Trésor, il faut mettre en place la Création Endogène de Crédit par la Monétisation de la dette et le QUANTITATIVE EASING avec un taux d’intérêt inférieur pour le Trésor.
Ce modèle d’ingénierie de la dette interne apporterait les liquidités nécessaires pour financer les investissements directs porteurs de croissance et d’emplois, aussi dans les secteurs des services.
Global Capital Finance
Aimé LAMBALA
Expert en Haute Finance, Macroéconomiste
