Le Burkina Faso a inauguré, le 28 septembre 2026 à Ouagadougou, RAFFINOR-BF, présentée comme la première raffinerie nationale d’or. La cérémonie s’est déroulée en présence du capitaine Ibrahim Traoré, qui a réaffirmé la volonté des autorités de renforcer la transformation locale des ressources minières.

Pour le chef de l’État, produire davantage d’or ne suffit plus. L’enjeu est désormais de maîtriser une plus grande partie de la chaîne de valeur, notamment en procédant à l’affinage du métal sur le territoire burkinabè plutôt que de limiter l’activité à l’extraction.

Cette orientation vise également à accroître la valeur ajoutée générée par le secteur minier. La transformation locale pourrait favoriser le développement de nouvelles compétences, stimuler les activités industrielles et créer des opportunités pour les entreprises et travailleurs burkinabè.

Dans sa première phase, RAFFINOR-BF annonce une capacité de traitement de 164 tonnes d’or par an. Une extension est prévue afin de porter cette capacité à 515 tonnes par an, selon les chiffres communiqués lors de l’inauguration.

Ibrahim Traoré a par ailleurs insisté sur la nécessité de préparer la jeunesse aux métiers liés à cette nouvelle industrie. La formation technique et professionnelle est ainsi présentée comme un élément important pour permettre au pays de disposer des compétences nécessaires à la maîtrise de la chaîne de transformation.

Avec cette raffinerie, les autorités burkinabè entendent donc inscrire l’or dans une stratégie industrielle plus large. Au-delà de l’extraction, le pays cherche à renforcer sa capacité à transformer, valoriser et mieux tirer profit de ses ressources minières sur son propre territoire.

Jacques Amboka