La Nouvelle société civile congolaise (NSCC) prend acte de la condamnation de l’ancien ministre de la justice et garde des sceaux, Constant Mutamba Tungunga à trois ans de travaux forcés assortis de sanctions civiles et politiques pour détournement de fonds publics en République démocratique du Congo.
À travers un communiqué de presse du 02 septembre 2025 consulté par 24news Agency, la NSCC salue cette décision de la justice qui d’après elle, révèle un signal fort dans la lutte contre la corruption et l’impunité au pays.
Par ailleurs, la nouvelle société civile congolaise s’indigne du fait que plusieurs dossiers similaires de détournements et corruptions restent sans suite. Cette structure invite la justice congolaise à ne pas être sélective ni instrumentalisée dans certains dossiers.
« La NSCC rappelle que la justice doit demeurer impartiale et indépendante. Elle ne saurait être sélective ou instrumentalisée. De nombreux autres dossiers similaires de détournements et de corruption demeurent sans suite. Le peuple congolais attend que la même rigueur soit appliquée à tous sans exception », peut-on lire dans ce communiqué.
La Nouvelle société civile congolaise appelle également la justice à la réouverture du procès 100 jours pour démontrer que la lutte contre la corruption ne se limite pas seulement à des cas isolés mais que cela constitue une volonté réelle de restaurer l’État de droit et de mettre fin à l’impunité en RDC.
Cette structure encourage la justice à poursuivre cette dynamique et à faire respecter les lois du pays afin de protéger les biens publics dans l’intérêt de tous les citoyens congolais.
Pour rappel, Constant Mutamba a été condamné par la Cour de cassation pour détournement des fonds alloués à la construction d’une prison à Kisangani. Cette décision de la Cour a été prise mardi 02 septembre 2025 à Kinshasa.
Siniori Junior MBUMBA
