À quelques semaines de l’élection présidentielle prévue le 15 mars, le pasteur Ntumi a annoncé qu’il ne sera pas candidat. Cette décision intervient au lendemain de la validation de la candidature du président sortant, Denis Sassou-Nguesso. Le Conseil national des républicains (CNR), formation politique de Ntumi, estime que les conditions d’un scrutin «libre et transparent» ne sont pas réunies, pointant notamment un climat d’insécurité persistant dans le département du Pool.

Le parti dénonce également le non-respect de plusieurs engagements pris par les autorités, en particulier ceux liés à la réinsertion socio-professionnelle de son leader après les accords de paix. Selon le CNR, ces manquements alimentent la défiance et fragilisent la crédibilité du processus électoral. Dans ce contexte, le retrait de Ntumi est présenté comme un choix de responsabilité visant à éviter toute escalade des tensions.

Ancien chef rebelle devenu acteur politique après des années de conflit dans le Pool, le pasteur Ntumi avait déposé sa candidature dans un climat déjà marqué par des interrogations sur l’équité du processus électoral. Sa participation était perçue par certains observateurs comme un test de l’inclusivité du scrutin et de la mise en œuvre effective des engagements issus des accords de réconciliation.

La présidentielle de mars s’inscrit dans un contexte politique dominé par la longévité au pouvoir de Denis Sassou-Nguesso, à la tête du pays depuis plusieurs décennies, entrecoupées de brèves périodes d’opposition. Les appels de l’opposition et de la société civile en faveur de réformes électorales et de garanties sécuritaires se multiplient, alors que les autorités assurent, de leur côté, que toutes les dispositions sont prises pour un vote apaisé.

La Rédaction