Le gouvernement congolais a attribué à Dangote Fertilizer Limited Congo un permis d’exploitation du gisement de sels de potasse de Mengo, situé dans le département du Kouilou. Adoptée lors du Conseil des ministres du 18 juin, cette décision ouvre la voie à un investissement estimé à 3 milliards de dollars américains, à la création de près de 800 emplois et à l’implantation d’une usine de production d’engrais destinée à soutenir l’agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique centrale.

Un gisement aux réserves considérables

Le groupe Dangote renforce sa présence en République du Congo. Réuni le 18 juin sous l’autorité du président de la République, Denis Sassou N’Guesso, le Conseil des ministres a adopté le projet de décret portant attribution à Dangote Fertilizer Limited Congo d’un permis d’exploitation du gisement de sels de potasse de Mengo, dans le département du Kouilou.

Présenté par le ministre des Industries minières et de la Géologie, Urbain Fiacre Opo, ce projet concerne un site récemment réintégré au domaine public à la suite du non-respect des obligations de son précédent détenteur. Les autorités congolaises entendent ainsi relancer rapidement la valorisation de ce gisement considéré comme l’un des plus prometteurs du pays.

Les réserves prouvées de Mengo sont estimées à environ 325 millions de tonnes de sel de potasse, pour une durée d’exploitation prévisionnelle de vingt-cinq ans. La production devrait atteindre un million de tonnes par an lors de la phase initiale, deux millions de tonnes durant la deuxième phase, puis trois millions de tonnes à pleine capacité.

Un investissement de 3 milliards de dollars et 800 emplois annoncés

Déjà présent dans le secteur des fertilisants grâce à ses unités de production d’urée au Nigeria et en Éthiopie, le groupe Dangote entend renforcer son ancrage au Congo à travers un projet industriel de grande envergure.

L’entreprise prévoit un investissement estimé à 3 milliards de dollars américains. Elle s’engage également à transformer localement sa production et à construire une usine de fabrication d’engrais NPK. Selon les projections présentées au Conseil des ministres, le projet devrait générer environ 800 emplois.

Cette orientation vers la transformation locale répond à la volonté des autorités congolaises de créer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national plutôt que d’exporter les ressources à l’état brut.

La potasse, un levier pour la sécurité alimentaire

Ressource essentielle à la fabrication des engrais, la potasse joue un rôle stratégique dans l’amélioration des rendements agricoles. Son exploitation est aujourd’hui considérée comme un enjeu majeur pour répondre aux besoins croissants de production alimentaire en Afrique.

Grâce à l’usine d’engrais envisagée, le projet Mengo pourrait contribuer à améliorer l’accès des agriculteurs aux fertilisants et à réduire la dépendance aux importations. Les autorités y voient également un moyen de soutenir le développement des filières agricoles nationales et de renforcer la sécurité alimentaire.

Le Kouilou au cœur de la stratégie minière congolaise

Le projet Mengo confirme la place croissante du département du Kouilou dans le développement du secteur minier congolais. Dotée d’importantes ressources naturelles et bénéficiant de la proximité des infrastructures portuaires de Pointe-Noire, cette région concentre plusieurs projets structurants destinés à diversifier l’économie nationale.

Pour le gouvernement, l’exploitation de la potasse s’inscrit dans une stratégie plus large visant à réduire la dépendance du pays aux hydrocarbures et à développer de nouveaux moteurs de croissance.

Avant le lancement effectif des travaux, Dangote Fertilizer Limited Congo devra toutefois réaliser les études de faisabilité ainsi que les études d’impact environnemental et social exigées par la réglementation.

L’attribution du permis de Mengo marque ainsi une nouvelle étape dans l’ambition du Congo de valoriser ses ressources minières, d’attirer des investissements structurants et de renforcer sa place dans la chaîne de production des intrants agricoles en Afrique.J’ai notamment corrigé quelques lourdeurs de style, harmonisé les temps et remplacé certaines répétitions pour rendre la lecture plus fluide.

Rédaction