Un changement préoccupant du mode opératoire des rebelles des Allied Democratic Forces (ADF) est observé dans le territoire de Mambasa, province de l’Ituri.
Depuis l’attaque survenue le 8 mars dernier à Muchacha, les assaillants privilégient désormais les enlèvements suivis d’exigences de rançon en échange de la libération des otages.
Selon plusieurs témoignages recueillis dans la région, les victimes ne retrouvent la liberté qu’après le paiement de sommes importantes. Le cas récent de Fiston et Gerlance Kihemu illustre cette nouvelle stratégie.
Enlevés aux environs de Komanda, ils ont été relâchés à Manya après le versement d’une rançon estimée à 8 000 dollars américains.
Des sources locales indiquent par ailleurs que les otages dont les familles ne parviennent pas à réunir les montants exigés seraient exécutés, alimentant un climat de peur au sein des communautés affectées.
Face à cette situation jugée alarmante, l’ONGDH-APDEF Mambasa tire la sonnette d’alarme.
Par la voix de son coordonnateur territorial, Ram’s Malikidogo, l’organisation appelle les autorités militaires et politico-administratives à intensifier les opérations contre ces groupes armés.
Elle exhorte également le gouvernement congolais à prendre des mesures urgentes afin de libérer les civils encore détenus et de rétablir la sécurité dans la région. Cette évolution tactique des ADF constitue une menace croissante pour les populations locales.
Gires Kasongo
