Une pluie torrentielle d’une rare intensité, accompagnée de vents violents, s’est abattue dans la matinée du vendredi 10 avril 2026 sur l’agglomération de Nkolo, quartier Luzolo, dans le secteur de Boko, territoire de Mbanza-Ngungu, province du Kongo-Central.
Le bilan provisoire fait état de plus de 40 habitations réduites à néant, de nombreuses toitures arrachées et d’importantes superficies agricoles dévastées.
L’ampleur des dégâts matériels témoigne de la violence exceptionnelle de ces intempéries, laissant derrière elles un paysage de désolation.
Selon Victor Nzuzi, président de la coopérative agricole Luzolo Lwatoma, la récurrence de ces épisodes climatiques extrêmes devient préoccupante, ceux-ci survenant désormais à une fréquence quasi semestrielle.
Il lance un appel aux autorités provinciales et nationales pour une intervention d’urgence, incluant l’assistance humanitaire aux sinistrés, le relogement des familles affectées et la mise en place de mécanismes de soutien au secteur agricole.
Les cultures vivrières, notamment le maïs et le bananier, ont été entièrement anéanties, compromettant gravement les moyens de subsistance des populations locales et accentuant les risques d’insécurité alimentaire dans cette partie du Kongo-Central.
D’après cet acteur du monde agricole, la déforestation massive constitue un facteur aggravant majeur, en fragilisant les écosystèmes locaux et en réduisant considérablement la capacité naturelle des sols et de la végétation à atténuer l’impact des intempéries.
Face à cette situation critique, cette catastrophe remet en lumière l’impérieuse nécessité pour les pouvoirs publics de renforcer les politiques de gestion des risques climatiques, de protection de l’environnement et de résilience communautaire dans la région de Mbanza-Ngungu.
Don de Dieu Mbavu
