À Lubumbashi, plusieurs chauffeurs de transport en commun ont momentanément suspendu leurs activités. Réunis dans différents parkings du centre-ville, ils entendent ainsi protester contre ce qu’ils qualifient de tracasseries répétées dans l’exercice de leur métier.
Les conducteurs dénoncent notamment des opérations de contrôle menées, selon leurs témoignages, par des personnes en tenue civile. Ils affirment que certains agents procèdent à des interpellations sans présenter clairement leur identité ni les services auxquels ils appartiennent.
Autre motif de mécontentement : la rétention des clés de certains véhicules lors des contrôles. Les chauffeurs estiment que ces pratiques perturbent leur travail et entraînent parfois l’immobilisation de leurs véhicules pendant plusieurs heures.
Ils font également état de sommes d’argent qui leur seraient réclamées au cours de certaines interpellations. Des accusations qui restent à vérifier, mais qui alimentent la colère des conducteurs et contribuent à la tension observée dans plusieurs parkings de la ville.
Face à cette situation, les chauffeurs demandent aux autorités provinciales de renforcer l’encadrement des opérations de contrôle. Ils souhaitent notamment que seuls les agents dûment habilités puissent procéder aux contrôles et que leur identification soit clairement établie.
Cette mobilisation met en lumière les difficultés persistantes dans le secteur du transport urbain à Lubumbashi. Une clarification des procédures de contrôle et un dialogue entre les autorités et les représentants des chauffeurs pourraient permettre de rétablir la confiance et de favoriser une reprise normale des activités.
JAM
