Le bilan des récentes attaques attribuées aux rebelles des ADF continue de s’alourdir dans la chefferie de Babila-Babombi, en territoire de Mambasa, dans la province de Ituri. Ce mardi 19 mai 2026, des sources locales rapportent la découverte de 16 nouveaux corps sans vie après une série d’incursions meurtrières perpétrées depuis le week-end dernier dans plusieurs localités de la zone.
À Wesa, cinq corps ont été retrouvés, dont ceux de trois femmes. Selon plusieurs témoignages concordants, ces victimes auraient été exécutées lors de l’attaque menée samedi dernier, une offensive qui a provoqué la panique et un déplacement massif des populations civiles.
Le lourd tribut humain a été enregistré au Camp Ruwenzori, où neuf dépouilles ont été découvertes après l’assaut sanglant du dimanche 17 mai 2026. Les assaillants auraient pris pour cible trois sites miniers, notamment Malindi, Sinaï et Camp Ruwenzori, semant terreur et désolation parmi les exploitants artisanaux et les habitants.
Plus à l’est d’Alima, dans la zone de Bunzumani, deux autres corps ont été retrouvés. Parmi les victimes figure Kakule Meralithi, notable et ancien de l’Église CBCA d’Alima. Sa mort suscite une vive émotion au sein de la communauté chrétienne locale.
Cette nouvelle flambée de violences ravive la psychose sécuritaire dans plusieurs villages de Babila-Babombi, où les habitants vivent désormais dans la crainte permanente de nouvelles incursions rebelles. Les populations locales dénoncent la répétition des attaques et l’ampleur des pertes humaines enregistrées ces derniers jours.
Face à la dégradation de la situation sécuritaire, les acteurs communautaires appellent la population à renforcer la vigilance et à signaler sans délai tout mouvement suspect aux forces de défense et de sécurité afin de faciliter une intervention rapide.
Ils exhortent également les forces armées congolaises à intensifier les opérations militaires contre les ADF pour mettre fin à l’activisme de ce groupe armé dans la région.
Gires Kasongo
