Lors de la conférence de presse qu’il a tenue le mercredi 6 mai 2026, le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, est revenu sur la possibilité d’organiser les élections prévues en 2028.

Pour le chef de l’État congolais, la condition indispensable à la tenue des élections à la date prévue reste la fin de la guerre dans la partie orientale de la RDC.

Il estime qu’il n’est pas concevable d’organiser des élections sans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

« Si nous ne parvenons pas à mettre fin à la guerre, malheureusement nous ne pourrons pas organiser les élections en 2028. Mais ce ne sera pas parce que j’aurai refusé de les organiser. Les ressources sont là, nous pouvons le faire, mais vous conviendrez avec moi qu’on ne peut pas organiser des élections sans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu », a déclaré Félix Tshisekedi.

Pour justifier cette éventualité, Félix Tshisekedi a cité l’exemple de l’Ukraine, qui n’a pas pu organiser les élections prévues il y a deux ans en raison du conflit armé.

« Regardez l’Ukraine. Cela fait deux ans que les élections auraient dû être organisées, mais le monde entier a compris que le président Zelensky ne pouvait pas les tenir dans un contexte de guerre. Comment pourrait-il organiser des élections avec le couteau sous la gorge ? », a renchéri Félix Antoine Tshisekedi.

 

À ceux qui pensent qu’il entretiendrait la guerre afin de se maintenir au pouvoir, le chef de l’État s’est interrogé sur la logique d’une telle accusation.

Selon lui, il serait difficile d’imaginer qu’un président de la République démocratique du Congo puisse collaborer avec le Rwanda pour déstabiliser son propre pays.

 

Zéphyrin Amboka Pengume