Après la prolongation, le week-end dernier, du mandat de la MONUSCO jusqu’en décembre 2026, l’Américain David Gressly a été désigné lundi 22 décembre par les Nations Unies comme nouveau chef de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).

Il remplace la Guinéenne Bintou Keita, qui quitte ses fonctions après près de cinq ans passés en RDC, un mandat dont l’influence est jugée limitée par plusieurs observateurs congolais.

Le nouveau patron de la MONUSCO, attendu à Kinshasa d’ici la fin de la semaine, aura un double rôle majeur à jouer dans un contexte marqué par la guerre opposant Kinshasa aux rebelles de l’AFC-M23, soutenus par le Rwanda.

Conformément au nouveau mandat de la MONUSCO, David Gressly exercera à la fois un rôle politique, à l’instar de ses prédécesseurs, et un rôle militaire plus offensif, visant à dissuader toute attaque sur le sol congolais et à contribuer à la stabilisation du pays aux côtés des Forces armées de la RDC (FARDC).

David Gressly n’en est pas à sa première expérience sur le continent africain. Au sein du système des Nations Unies, il a occupé pendant plus de vingt ans plusieurs fonctions en Afrique de l’Ouest, notamment au Nigeria, en Guinée, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, en tant que haut fonctionnaire de l’UNICEF.

Sa nomination à la tête de la MONUSCO intervient dans un contexte particulier, marqué par la signature récente d’un mémorandum de défense et de coopération militaire entre les États-Unis et la RDC, portant sur la gestion de la crise sécuritaire dans l’Est du pays. Selon le nouveau mandat de la MONUSCO, il est également appelé à jouer un rôle militaire clé.

 

Faustin Kalenga