Devant la Haute Cour militaire à Kinshasa, la défense du général d’armée Christian Tshiwewe conteste l’accusation de détention illégale d’armes et de munitions de guerre. Me Parfait Kanyanga affirme que les armes évoquées par le ministère public n’auraient pas été retrouvées au domicile de son client et dénonce l’absence de scellés ainsi que la non-présentation de ces pièces à la Haute Cour.

À l’audience de ce mardi, l’avocat a également soutenu que les armes éventuellement découvertes pourraient correspondre à celles appartenant aux éléments de la garde chargés de la protection du général. Selon lui, au moment de l’arrestation de Christian Tshiwewe, le dispositif de sécurité autour de celui-ci avait été considérablement réduit.
Cette ligne de défense intervient alors que le général Tshiwewe est poursuivi avec plusieurs autres officiers pour plusieurs faits, dont le complot, la trahison, la violation des consignes, ainsi que la détention illégale d’armes et de munitions de guerre. Les avocats contestent également certains aspects de la procédure et des éléments retenus par l’accusation.

Le parcours militaire de Christian Tshiwewe donne une dimension particulière à cette affaire. Avant de prendre la tête de l’état-major général des FARDC en 2022, il avait commandé la Garde républicaine, unité chargée notamment de la protection du chef de l’État et de sites stratégiques. Il avait officiellement pris la tête de cette unité en 2020, après y avoir occupé plusieurs fonctions de commandement.

Ancien chef d’état-major général des FARDC et ancien conseiller militaire du président Félix Tshisekedi, Christian Tshiwewe comparaît désormais devant la juridiction militaire aux côtés de plusieurs officiers supérieurs. La Haute Cour devra notamment apprécier les arguments de la défense et les éléments présentés par le ministère public avant de se prononcer sur les différentes accusations.

La Rédaction