Le Bureau Conjoint des Nations-Unies sur les Droits de l’Homme a, dans un communiqué de presse rendu public le mardi 29 novembre et parvenu à 24 newsagency, fait le rapport sur les violations et atteintes aux droits de l’homme en RDC pour le mois d’octobre.

 

 

Dans ce rapport le BCNUDH déclare avoir documenté 429 cas des violations et atteintes aux droits de l’homme. Selon cet organisme, ce rapport a connu une légère augmentation par rapport au mois de septembre qui était de 416 violations, soit une augmentation de 4%.

 

 

Selon ce rapport, les agents de l’état ont été responsables de 171 violations, soit 40% des violations documentées, soit une augmentation de 6% par rapport au mois de septembre 2022.

 

 

Les éléments des FARDC et de la PNC ont commis 136 violations soit 36%, tandis que les groupes armés quant à eux ont été responsables de 258 atteintes aux droits de l’homme, soit 60% du nombre total des violations documentées pour le mois d’octobre 2022.

 

 

Dans les provinces affectées par les conflits, 369 violations et atteintes ont été documentées qui a entraîné la mort de 210 personnes dont 163 hommes, 37 femmes et 10 enfants, soit une augmentation de 67% par rapport au mois de septembre.

 

 

La province du Nord-Kivu est restée la province la plus touchée par les violations et atteintes aux droits de l’homme avec 237, ce qui représente 64% des violations documentées dans toutes les provinces affectées par les conflits armés, suivie du Sud-Kivu 47 cas, soit 13%, la province de l’Ituri 45 cas, soit 12% , Tanganyika 37 cas, soit 10%, Maniema 3 cas, soit 1%.

 

 

Ce rapport renseigne que comme le mois de septembre, les groupes armés sont auteurs de plusieurs cas des violations avec 258 qui représentent 70% des cas documentés dans les zones à conflits, parmi ces cas documentés du côté des groupes armés figurent 191 cas d’exécution sommaire des civils ( 147 hommes, 36 femmes et 8 enfants ). Ces chiffres représentent une augmentation de 65 % par rapport aux 116 personnes victimes d’exécution sommaire au mois de septembre 2022.

 

 

Les agents de l’État sont responsables de 30% , soit 111 cas des violations des droits de l’homme dans les zones de conflits armés .

 

 

 

Le BCNUDH note aussi une augmentation de cas d’enlèvement dont les principaux acteurs sont : les ADF , Nyatura, M23 ,CODECO , Mai-mai ,FDLR , Rais Mutomboki , NDC-R et divers autres groupes armés .

 

 

En outre le BCNUDH a enregistré plusieurs cas des violences sexuelles dans les zones à conflit, ainsi que plusieurs personnes décédées pendant leur incarcération dans divers cachots et prisons .

 

 

Signalons que le BCNUDH a pour mission de suivre et documenter les violations et atteintes aux droits de l’homme, en vue de procéder à l’analyse des tendances relatives à ces abus.

 

 

Ces tendances sont partagées avec des autorités pour prendre des mesures y relatives .

 

 

Zephy Pengume

 

 

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