La Commission électorale nationale indépendante (CENI) affirme être disposée à organiser un référendum en République démocratique du Congo si une décision politique est prise et si les ressources nécessaires sont mises à sa disposition par l’État.

S’exprimant sur cette question ce jeudi 11 juin ,sur Top Congo,le président de la CENI, Denis Kadima, a rappelé que l’organisation d’un référendum fait pleinement partie des missions de son institution.

Il a assuré que la centrale électorale est prête à assumer cette responsabilité dans le respect des principes de transparence, de crédibilité et de conformité au cadre légal.

« Cela fait partie de notre mandat. Nous avons la responsabilité de l’organiser dans la transparence et la crédibilité », a déclaré Denis Kadima.

Le président de la CENI a également tenu à distinguer un référendum des élections générales. Selon lui, un référendum nécessite une logistique différente et son coût demeure sensiblement inférieur à celui d’un cycle électoral complet comprenant plusieurs scrutins organisés simultanément.

Au-delà de l’éventualité d’un référendum, Denis Kadima a indiqué que la CENI poursuit en permanence les préparatifs des prochaines élections générales. Des activités internes sont menées quotidiennement afin d’anticiper les futures échéances électorales.

Cependant, il a souligné que la mise en œuvre complète du processus électoral dépendra largement de la disponibilité des ressources financières.

« Nous nous préparons quotidiennement en interne, mais nous ne pourrons être pleinement opérationnels que lorsque les moyens financiers nécessaires seront disponibles », a-t-il expliqué.

Cette déclaration remet au centre du débat la question du financement des processus électoraux en RDC, souvent considérée comme un facteur déterminant pour le respect des calendriers électoraux et la qualité de l’organisation des scrutins.

Alors que les discussions autour d’éventuelles réformes constitutionnelles et électorales continuent d’alimenter le débat public, la position de la CENI se veut claire : l’institution est prête à exécuter son mandat, mais attend une orientation officielle des autorités compétentes ainsi que les moyens financiers indispensables à la réalisation de ses missions.

Le débat reste désormais ouvert sur l’opportunité politique d’un éventuel référendum et sur la capacité de l’État à financer les prochaines échéances démocratiques.

Zéphyrin Amboka Pengume