La Société civile patriotique du Congo (SCPC), tout en saluant l’esprit d’ouverture au dialogue affiché par le chef de l’État, estime qu’il n’existe aucune opportunité, dans le contexte actuel marqué par la guerre, de convoquer un dialogue national inclusif.

« Le contexte actuel de notre pays n’est pas favorable à l’organisation d’un dialogue national dont l’objectif doit être de résoudre une crise sociale et non de répondre aux intérêts égoïstes des traîtres ayant pris les armes contre la République », indique un communiqué consulté par la rédaction de 24News Agency.

La SCPC rappelle que l’histoire politique de la RDC, depuis la Conférence nationale souveraine jusqu’à ce jour, « a toujours été marquée par des dialogues réclamés par le souverain primaire dans la rue, à travers des manifestations populaires ». Une situation qui, selon elle, n’est pas d’actualité dans le contexte présent, réaffirmant ainsi que « les conditions ne sont pas réunies pour un tel processus ».

Par ailleurs, la Société civile patriotique du Congo propose de faire de la résolution de l’agression étrangère dont le pays est victime la condition préalable à tout dialogue national. Elle appelle également à « sanctionner les traîtres ayant pris les armes contre la République » afin d’envisager, par la suite, un dialogue exclusivement « entre patriotes ».

S’agissant du lieu de la tenue dudit dialogue, la SCPC souligne que « tout dialogue national, se voulant réellement inclusif, ne peut se tenir que sur le sol congolais », dans le respect des institutions nationales issues des élections générales de décembre 2023. « Le contraire serait tourner en rond », a prévenu Joseph-Gode Kayembe, porte-parole de la Société civile patriotique du Congo.

 

Faustin Kalenga