Le secrétaire général de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), Mgr Donatien Nshole, a vivement rejeté les accusations de « subversion » portées par l’Union Sacrée contre la récente déclaration des évêques catholiques, qualifiant ces attaques « d’infondées » et de nature à détourner l’attention des véritables défis auxquels le pays est confronté.

Prenant la parole en réaction au communiqué de la plateforme présidentielle, Mgr Nshole a révélé que plusieurs personnalités de la majorité auraient elles-mêmes désapprouvé le contenu du document, certains n’hésitant pas à dénoncer ce qu’ils considèrent comme sa « bassesse » tant dans la forme que dans le fond.

Le prélat a également fustigé une « malhonnêteté intellectuelle » de la part des rédacteurs du communiqué, rejetant toute tentative de présenter l’épiscopat comme divisé. Il a assuré que la déclaration des évêques avait été adoptée à l’unanimité, traduisant une position commune de l’Église catholique sur la situation nationale.

Répondant aux allégations de proximité avec le Rwanda, Mgr Donatien Nshole a renvoyé la responsabilité de telles accusations à leurs auteurs, estimant qu’elles relèvent davantage de la diversion politique que d’un débat de fond sur la crise sécuritaire qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo.

Dans un contexte marqué par les tensions politiques et sécuritaires persistantes, le secrétaire général de la CENCO a finalement appelé les Congolais à transcender les clivages, à privilégier le dialogue et à s’engager résolument en faveur de la paix, de la cohésion nationale et de la réunification du pays.

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