Des sources proches de l’assemblée nationale , confirment le dépôt imminent d’une question écrite adressée au ministre congolais des Finances, Nicolas Kazadi afin d’apporter une lumière sur son rôle joué en tant qu’ambassadeur itinérant du chef de l’État dans le contentieux opposant l’État Congolais à une société pétrolière Dig Oil, appartenant à la fois à un congolais Nozi Mwamba et la Sud Africaine Andréa Brown.
Selon un confrère belge relayé par Jeune Afrique sur ce contentieux dont la partie Congolaise a été condamnée en 2018, la présidence de la République démocratique du Congo a désigné le 3 juin 2021 dernier, de nouveaux responsables chargés de suivre l’épineux sujet de l’arbitrage avec la junior sud-africaine Dig Oil qui s’est vue confisquer une concession pétrolière sur le lac Albert au profit de deux sociétés pétrolières appartenant à l’homme d’affaires Dan Gertler.
Selon les informations recoupées par 24 News, avec l’entrée en fonction du gouvernement Sama Lukonde nommé le 26 avril dernier, le chef de l’exécutif national ne s’est pas encore totalement saisit du dossier de l’arbitrage Dig Oil où la RDC a été condamnée en 2018 à payer 617 millions de dollars pour avoir repris à la junior sud-africaine le bloc 1 du lac Albert et avoir fait traîner la signature du décret présidentiel sur les permis de la cuvette centrale (8, 23 et 24).
Plus loin , confie une source proche à la présidence, Le directeur de cabinet de président Félix Tshisekedi, Guylain Nyembo Mbwizia, a récemment confié le suivi de cette affaire à une nouvelle venue, la ministre de la justice Rose Mutombo Kiese.
Cependant, précise notre source, cette dernière ne maîtrise pas encore toutes les subtilités des multiples épisodes pour n’avoir pas été membre notamment du précédent gouvernement.
« Néanmoins, un acte transactionnel de huit millions de dollars que Dig Oil aurait parvenu à faire signer à la fin 2020 au prédécesseur de Kiese, Bernard Takahishe Ngumbi, ne sera pas validé par l’actuel exécutif», indique un document consulté par 24 News sur ce contentieux, qui stipulait qu’en échange de cette somme et de l’obtention du bloc 1, Dig Oil s’engageait à
abandonner sa créance.
Par ailleurs, une personnalité avait été chargée à l’époque du gouvernement Ilunga Ilunkamba , par le président Félix Tshisekedi de suivre les événements liés à Dig Oil, le vice-premier ministre honoraire en charge de l’intérieur Gilbert Kankonde Malamba, Très proche du chef de l’Etat, Malamba pourrait à ce jour , demeurer une personne ressource pour la nouvelle équipe aux affaires.
«Jusqu’à présent, plusieurs cadres de la présidence, comme l’ancien ambassadeur itinérant et actuel ministre des finances Nicolas Kazadi, lui ont été favorables à la négociation avec Nozi Mwamba, pensant que cette stratégie permettrait de faire baisser la facture pour l’Etat congolais, et ferait gagner à Nozi Mwamba beaucoup de millions presque gratuitement», précise un proche du dossier.
Au contraire, des juristes, comme l’avocat belge Philippe Chansay-Wilmotte, habitué à défendre la RDC, pensent qu’il faut contre-attaquer et rendre la sentence non exécutoire, car les deux motifs à l’arbitrage sont, selon eux, sans fondement. Chansay-Wilmotte est d’ailleurs depuis plusieurs semaines à Kinshasa pour travailler sur ce dossier.
Il convient que dans ce contentieux, l’ancien ambassadeur itinérant du chef de l’État et actuel ministre des Finances est cité d’avoir négocier le contentieux en faveur de Nozi Mwamba qui se trouve être son oncle pour faire baisser le montant que la RDC devait gagner dans ce contentieux, de 617 à 300 millions USD.
Faustin Kalenga
