La session ordinaire de mars 2026 de la chambre haute du Parlement s’est ouverte le lundi 16 mars à Kinshasa. À l’occasion de la séance plénière inaugurale, le président du Sénat, Michel Sama Lukonde, a rappelé le sens des responsabilités et l’engagement attendus des sénateurs dans l’exercice de leur mandat.

Abordant les crises sécuritaires et politiques que traverse le pays, il a insisté sur la nécessité du dialogue. Selon lui, celui-ci ne constitue pas une option, mais un levier essentiel pour faire face aux tentatives de déstabilisation, garantir la stabilité nationale et affirmer l’autorité de l’État.

Au-delà des discours d’ouverture, cette session s’annonce particulièrement sensible sur le plan politique. Plusieurs dossiers pourraient rapidement s’inviter dans les débats, notamment la gestion de la crise sécuritaire dans l’Est du pays, les relations entre les institutions, ainsi que les attentes autour des réformes électorales et de gouvernance. Dans un contexte marqué par des tensions persistantes, le Sénat est attendu sur sa capacité à jouer un rôle d’apaisement et de régulation.

Autre enjeu majeur : le contrôle de l’action gouvernementale. Les sénateurs pourraient être amenés à interpeller l’exécutif sur la mise en œuvre du budget 2026, mais aussi sur la transparence dans la gestion des ressources publiques. Ces questions, au cœur des préoccupations citoyennes, pourraient raviver les clivages politiques au sein de l’hémicycle.

Rappelons que la précédente session ordinaire de septembre 2025, clôturée le 15 décembre, était essentiellement budgétaire. Elle avait été marquée par les débats sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC et par l’adoption de la loi de finances pour l’exercice 2026.

Bénie Tabi