Lors de son briefing de presse tenu le 23 mars à Bandundu, dans la province du Kwilu, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a suscité une vive controverse.

Réagissant à une déclaration de l’ancien président Joseph Kabila, qui avait évoqué une possible «soudanisation» de la République démocratique du Congo, le porte-parole du gouvernement a estimé que l’usage de ce terme devrait être proscrit «par patriotisme».
Cette prise de position n’a pas tardé à faire réagir.

La journaliste Elysée Odia a publiquement interpellé le ministre, demandant des éclaircissements sur la portée réelle de ses propos.

«Lorsque vous affirmez vouloir interdire aux Congolais patriotes d’utiliser le mot “soudanisation”, s’agit-il d’une simple recommandation ou d’une mesure contraignante ? Son usage pourrait-il être assimilé à la propagation de fausses informations ? N’y a-t-il pas là un risque de dérive vers une forme de police du langage ?», a-t-elle questionné.

À travers cette interpellation, la journaliste se fait le relais d’une opinion largement partagée au sein de l’opinion publique, en quête de précisions sur les intentions du gouvernement.

Cette polémique relance le débat sur les limites de la liberté d’expression et la responsabilité du discours public dans un contexte politique sensible.

Zéphyrin Amboka Pengume