Les dépenses rationnelles en ce temps de crise sont une arme non moins efficace pour un pays qui fait face à l’agression rwandaise. Bien contrôler les sorties de la Caisse de l’État, suivre leur utilisation et évaluer les résultats, c’est une initiative louable à laquelle s’engagent la Première ministre Judith Suminwa et le gendarme financier congolais Jules Alingete, Inspecteur général des finances et chef de service.

C’est dans cette optique que les deux personnalités ont échangé ce mercredi 5 février à la Primature, où Judith Suminwa a reçu une délégation de l’Inspection Générale des Finances (IGF), à la tête de laquelle se trouvait Jules Alingete Key, Inspecteur général-chef de service.

Imaginons, en ces temps qui courent, quels résultats on peut espérer si l’on réussit un tel projet d’une gestion plus orthodoxe des finances de l’État. Ce travail doit se faire en harmonie entre les institutions de la République, sous le regard attentif de Jules Alingete et de son institution, l’IGF, qui a déclaré :

« Il y a un mois, un arrêté interministériel relatif aux finances et au budget a été pris sur instruction de Madame la Première ministre, afin de mettre de l’ordre dans l’exécution des dépenses en procédure d’urgence. »

La cheffe de l’exécutif a soutenu compter beaucoup sur ce service d’audit supérieur des finances de l’État pour encadrer les dépenses suivant les instructions de Félix-Antoine Tshisekedi, Président de la République.

Dans cette nouvelle vision, l’IGF veillera à ce que seules les dépenses jugées urgentes soient allouées à la sécurité et aux déplacements nécessaires et urgents. Le gendarme financier s’appuiera sur l’arrêté déjà signé par la Première ministre Judith Suminwa pour l’application de ces mesures.

Il faut noter que plusieurs observateurs estiment que le travail de l’IGF devrait être soutenu et accompagné, particulièrement en cette période cruciale pour notre pays. En effet, l’utilisation des fonds de l’État est souvent mal orientée, voire détournée, malgré les multiples rapports de dénonciation de l’Inspection générale des finances. Dans cette optique, la justice est appelée à soutenir cette institution pour que les prédateurs ne puissent pas prospérer alors que la République est en larmes.

Jacques Amboka