Le président Félix-Antoine Tshisekedi poursuit les consultations en prélude à l’organisation du dialogue national inclusif annoncé en juillet. Selon plusieurs sources proches de la Présidence de la République, le chef de l’État a eu d’échanges avec différentes personnalités politiques, religieuses et institutionnelles afin de dégager les contours de ces assises destinées à renforcer la paix, la cohésion nationale et la stabilité des institutions.

Ces consultations portent notamment sur le format, la représentation des différentes composantes de la société congolaise ainsi que les principales questions qui devraient être soumises aux participants. L’objectif affiché est de parvenir à un cadre suffisamment inclusif pour permettre aux différentes sensibilités politiques et sociales de prendre part aux discussions, alors que le pays reste confronté à une crise sécuritaire dans l’Est et à de fortes tensions politiques internes.

Le processus était enclenché le 17 juillet dernier, lorsque les confessions religieuses avaient annoncé, à l’issue d’une rencontre avec Félix Tshisekedi, l’accord de principe du chef de l’État pour la tenue d’un « dialogue national inclusif, apaisé et résolument républicain », destiné notamment à consolider la cohésion nationale dans le respect des institutions et de la Constitution.

Depuis, les responsables religieux ont poursuivi leurs consultations avec plusieurs acteurs politiques, notamment ceux de l’opposition.

La C64 avait décidé de suspendre certaines actions de rue tout en exigeant des avancées concrètes sur le processus et la convocation du dialogue avant le 15 août. Les échanges ont également fait émerger l’idée d’un format combinant les différentes propositions, afin que le futur dialogue ne soit perçu ni comme une initiative exclusive du pouvoir, ni comme un processus contrôlé par les confessions religieuses.

À la Présidence, l’on assure que le chef de l’État entend privilégier une démarche de concertation avant toute décision formelle sur l’organisation des assises. La prochaine étape reste donc la définition officielle du cadre du dialogue, notamment à travers le mécanisme qui devra préciser ses modalités, ses participants et son agenda. Alors que l’échéance du 15 août approche, la pression politique s’accentue pour que les consultations débouchent rapidement sur des actes concrets et que le dialogue puisse effectivement s’ouvrir.

La Rédaction