Le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a contesté dimanche 14 juin, lors d’une matinée politique, les accusations de violences formulées par des figures de l’opposition après la dispersion du sit-in organisé à Kinshasa.

Selon lui, les blessures exhibées par certains opposants, dont Martin Fayulu et Jean-Marc Kabund, ne résulteraient pas d’affrontements avec les forces de l’ordre.

Le dirigeant du parti présidentiel affirme que les opposants se seraient entendus pour porter des chemises blanches afin de rendre plus visibles des traces qu’il qualifie de simulées.

Il soutient également que des tomates auraient été utilisées pour donner l’impression de blessures et alimenter un récit de violences.

Ces déclarations interviennent dans un contexte politique tendu, alors que l’opposition maintient sa version des faits.

À ce stade, aucune vérification indépendante n’a publiquement confirmé les accusations avancées par l’un ou l’autre camp.

Pour rappel, la dispersion du sit-in organisé par la coalition C64 pour s’opposer à un éventuel changement de la Constitution aurait fait deux morts et plusieurs blessés, dont certains grièvement atteints, selon l’opposition. Des allégations rejetées par les autorités, qui affirment qu’aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée.

Zéphyrin Amboka Pengume