Depuis janvier 2026, la province du Sud-Kivu a enregistré plus de 595 cas confirmés en laboratoire de variole simienne (Mpox), selon la Division provinciale de la santé (DPS). Une situation jugée préoccupante par les autorités sanitaires, qui signalent la circulation simultanée de deux souches du virus.
Cette co-circulation contribuerait à l’intensification de la transmission dans plusieurs zones de santé de la province. D’après les données de la DPS, les 34 zones de santé du Sud-Kivu ont déjà notifié au moins un cas depuis le début de l’épidémie en 2023, confirmant une extension progressive de la maladie sur l’ensemble du territoire provincial.
Le spécialiste Mpox au sein de la DPS Sud-Kivu, Léandre Murhula, indique que la prise en charge des patients reste fragilisée, notamment à la suite de la réduction de l’appui technique et logistique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
«La prise en charge est aujourd’hui insuffisante. Les cas ne doivent pas rester dans la communauté, car un seul malade constitue un risque élevé de propagation. Nous avons également identifié une nouvelle souche, actuellement en cours d’analyse au laboratoire», a-t-il déclaré lors d’un point de presse tenu jeudi dernier.
Face à la recrudescence des cas et à l’évolution du virus, les autorités sanitaires appellent à un renforcement urgent des mesures de prévention, de surveillance épidémiologique et de prise en charge afin de limiter la propagation de la maladie dans la province.
Don de Dieu Mbavu
