Plusieurs mouvements de protestation contre l’arrêté du gouverneur de la ville, ont été observés ce mercredi à Kinshasa pour dire non aux mesures prises pour lutter contre la troisième vague de COVID-19 et prévenir la contamination.
Depuis le district de la Tshangu, passant par mont Amba et autres points chauds de la capitale, le transport en commun se fait rare et devient par conséquent un casse-tête pour les habitants de Kinshasa qui ont improvisé des marches comme à Tshangu et promettent d’aller jusqu’à l’hôtel de ville de Kinshasa.
Le malheur des uns fait le bonheur des autres, les chauffeurs de taxi bus en ont profité pour doubler, voire tripler le prix des transports en brandissant la réduction du nombre des passagers qui selon les témoignages de plusieurs, est un manque à gagner pour eux.
La situation devient complexe et plusieurs voix s’élèvent contre l’arrêté du gouverneur de la ville qui « ne tient pas compte des réalités locales ».
« Le transport est d’abord difficile, il devient rare et nous sommes obligés de payer le double voire le triple du prix habituel. Malgré tout ça, les chauffeurs se sont arrangés pour faire des demi-terrains, et c’est nous la population qui devons en payer le prix», explique un commerçant .
Ce dernier raconte comment il a marché à pieds depuis la commune de Matete jusqu’à la place Victoire dans la commune de Kalamu.
À l’allure où vont les choses, plusieurs observateurs estiment que la crise économique en RDC, ayant atteint son paroxysme, ajouter à cela, les diffcultés de transport, une implosion sociale est à éviter.
Faustin Kalenga
