Le verdict est enfin tombé mais sans surprise pour les esprits avisés, au regard des plaidoiries menées à la dernière audience. Vital Kamerhe et Samih Jammal devront purger chacun 20 ans de prison pour plusieurs infractions portées à leur charge,. Parmi ces dernières, l’intention criminelle ayant conduit à tous les détournements des fonds estimés à 48 millions de dollars américains .

Dans la motivation du juge Bakenge qui , d’entrée de jeu, a balayé toutes les exceptions soulevées par la défense aussi bien du prévenu Kamerhe que de Jammal avec un droit pertinent , il a été démontré l’intention criminelle orchestrée par Vital Kamerhe. En effet, dans ses déclarations, le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi avait affirmé faire partie d’une équipe de supervision de 9 personnes parmi lesquelles le gouverneur de la banque, l’ancien ministre des finances et autres témoins ayant fait leurs dépositions à la barre. Curieusement, seul son jeune frère Justin Kamerhe a eu le privilège de prendre part à toutes les réunions sur la conception du projet de 100 jours et a été saisi dans l’informel pour contacter la société SAMIBO afin d’opérer tacitement le décaissement des fonds repris dans le contrat, confirme le juge qui poursuit son argument en rappelant qu’à la même période, Vital Kamerhe avait signifié par voie téléphonique à l’ancien ministre des finances de toucher aux réserves d’échanges dans le but de répondre urgemment à la demande de la société SAMIBO. Démarche contraire à la loi, précise – t-il.

Et dans leurs dépositions, les ministres sectoriels ont affirmé n’avoir pris part à aucune réunion relative à l’érection des maisons préfabriquées. Tout ceci constitue une intention criminelle confectionnée par le prévenu Kamerhe afin d’opérer son coup, a laissé entendre le juge Bakenge, avant de prononcer le verdict qui cloue le superviseur des travaux de 100 jours à 20 ans de prison ferme et 10 ans de travaux forcés .

Faustin Kalenga

By 24news

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