Le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a réaffirmé l’importance de l’unité nationale face à l’agression rwandaise lors du briefing du mardi 18 février 2025. Aux côtés du ministre des Mines, Kizito Pakabomba, il a mis en avant le pillage des ressources minières de la RDC comme l’une des principales raisons du conflit.
Selon Patrick Muyaya, le Rwanda et ses supplétifs mènent une guerre contre la RDC parce que Kinshasa refuse de céder ses ressources naturelles, sur lesquelles le régime de Kigali a bâti son économie. Il a insisté sur la nécessité pour tous les Congolais, quelles que soient leurs origines ethniques ou croyances religieuses, de faire front commun contre cette agression.
« Le président de la République était disposé, dans l’exercice de ses responsabilités, à coopérer clairement avec tous nos voisins. Mais ceux qui ont choisi de piller et de tuer ont aussi choisi de nous faire la guerre. Nous leur devons une réponse populaire », a déclaré le ministre de la Communication et des Médias.
Il a également lancé un appel à l’unité nationale : « C’est pourquoi tous les Congolais, où qu’ils soient : 26 provinces, 1 pays ; 145 territoires, 1 pays ; 455 tribus, 1 pays ; plus de 100 millions d’habitants, 1 pays, doivent, dans leurs différences et leur diversité, s’unir et s’entraider pour être les acteurs de notre propre libération et mettre un terme définitif à cette guerre. »
Patrick Muyaya est aussi revenu sur le bilan humain de cette guerre. Il a révélé que 5 000 corps ont déjà été enterrés à Goma et que, si la situation persiste, le nombre de morts pourrait dépasser les 8 000, se rapprochant ainsi des chiffres avancés par l’ONU.
Face à cette crise, le gouvernement congolais insiste sur la nécessité de sensibiliser la communauté internationale et de mettre en place des mesures efficaces pour stopper le financement des groupes armés à travers le commerce illicite des minerais.
Ravanelly Ntumba
