Déçu par l’élimination des léopards de la RDC, le président de la fédération Congolaise de Football constant Omari dit mettre terme dès les élections prochaines à la tête de la FECOFA après près de 20 ans de règne.

«Je dois être clair, je ne serai plus candidat à ma propre succession à l’élection prochaine», a déclaré Constant Omari dans une interview accordée à canal+ ce lundi 29 mars.

Très ému visiblement, le président de la FECOFA a critiqué sévèrement le manque d’initiative et le difficile décaissement des fonds par les gouvernements pour les infrastructures sportives.

«Je dois vous assurer qu’il n’y a pas de politique sportive dans mon pays. J’ai alerté plusieurs fois qu’on n’a pas de moyens pour réhabilité les stades et autres infrastructures sportives pendant tous les gouvernements, et personne ne s’y intéresse. Je crois que j’ai beaucoup au niveau de la FIFA, de la CAF et même de la fédération, le temps est arrivé pour laisser la place aux autres», explique-t-il.

S’agissant de l’élimination des léopards de la RDC de la CAN Cameroun 2021, constant Omari évoque la responsabilité de chacun partant des joueurs en passant par la fédération, le Staff jusqu’au gouvernement.

« c’est ridicule d’être éliminé de cette façon là. Imaginez vous que les frais pour le déplacement des joueurs sont sortis la veille du match à 19h. Comment on pouvait s’organiser, comment les joueurs de l’intérieur sont-ils venus à Kinshasa, et ceux de l’europe et ailleurs ? », s’est-il interrogé avec un ton très sévère.

« J’ai dit aux joueurs de donner les meilleurs d’eux mêmes, mais c’était une déception, ils ont reçu les primes qu’aucun joueur africain ne reçoit pendant les éliminatoires, mais le spectacle que les joueurs ont livré est tout simplement désolant.»

Par ailleurs, constant Omari reconnaît les failles de l’équipe nationale qui accuse un manque de concentration et le tâtonnement du Staff technique.

A la tête de la fédération Congolaise depuis près de 20 ans, constant Omari va quitter prochainement cette fédération par la petite porte avec beaucoup de bruits derrière lui notamment à cause de sa gestion décriée et l’opacité caractérisée par plusieurs malversations financières.

Faustin Kalenga