Le chef de l’Etat congolais Félix Tshisekedi a effectué un déplacement à Oyo vendredi 10 Mai à la rencontre de son homologue Dénis Sassou-Nguesso. Les images de la presse présidentielle démontrent combien l’atmosphère est restée chaleureuse entre les deux personnalités qui président à la destinée de deux Congo.

Si d’aucuns parmi ceux qui critiquent les déplacements à l’étranger de Félix Tshisekedi, y ont trouvé un de trop dans ce voyage, d’autres par contre estiment que, il ne s’agit pas d’un tourisme dans un contexte où, Tshisekedi est tourmenté par une agression jugée de barbare dont est victime son pays de la part du Rwanda, premier soutien du M23. Si les relations entre pays étaient comparables à celles entre des personnes, certes, le chef de l’État R-D congolais, ne traverserait pas le fleuve Congo, dans un contexte où, le rapprochement entre Dénis et Paul inquiéte les congolais.

En effet, alors que Kinshasa crie depuis plus de deux décennies à l’agression, une situation aggravée il y a deux ans avec l’attaque des positions des FARDC par le M23, et qui continue à faire des morts, c’est à ce moment que Dénis Sassou-Nguesso octroie des étendues de terres au Rwanda.

Un danger pour la République démocratique du Congo, qui estime que Paul Kagame ne compte lésiné d’aucun moyen pour déstabiliser le régime Tshisekedi. Pour bon nombres de congolais, le chef de l’Etat du Congo-Brazzaville est entrain de faire fausse route en accordant plus d’espaces aux rwandais qui, selon plusieurs analystes ont des visées expansionnistes non seulement sur la RDC, mais aussi sur d’autres pays de la région.

Tshisekedi, a dans leurs entretiens à Oyo, demandé à son homologue d’user de sa sagesse. « Je lui ai demandé d’user de sa sagesse. Il a pris les avis et considérations, il est préoccupé par la situation », à déclaré Félix Tshisekedi à la presse.

Le chef de l’Etat R-D congolais a par ailleurs soutenu que son homologue a fait la promesse de rester en contact de la situation et de tous les acteurs impliqués dans la résolution de ce conflit. Il est certes vrai que les relations entre ces deux chefs d’États sont plus solides et que Tshisekedi peut trouver en Sassou-Nguesso un rempart dans cette période difficile que traverse son pays. Mais quand on considère que les relations entre États sont guidées par intérêts, et quand on lit comment Kagame se rapproche de Sassou-Nguesso en cette période de l’agression, une question mérite d’être bien posée.

Dénis Sassou-Nguesso est-il encore crédible pour son homologue de la RDC ? Tshisekedi a-t-il tort ou raison de continuer à lui faire confiance ? Le temps, seul détient les réponses à ces questions. Toutefois, l’on ne peut empêcher à un pays souverain d’entretenir des relations avec X ou Y sous prétexte qu’il est son enemi.

Jacques Amboka

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