Lors d’une matinée politique tenue ce dimanche 14 juin, le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a catégoriquement rejeté les accusations portées par les leaders de l’opposition regroupés au sein de la plateforme C64. Ces derniers affirment avoir été victimes de violences lors de leur sit-in organisé le vendredi 13 juin devant le Palais du Peuple à Kinshasa.

Selon Augustin Kabuya, ces allégations seraient dépourvues de fondement et relèveraient d’une stratégie de communication visant à discréditer les institutions. Il accuse l’opposition d’avoir cherché à provoquer des troubles à l’ordre public, allant jusqu’à évoquer un supposé projet visant à incendier le Palais du Peuple et à déstabiliser le pays.

« C’est la première fois dans l’histoire de ce pays que tous les leaders de l’opposition se déclarent blessés lors d’une manifestation. Il s’agit d’un montage grossier, une vaste mise en scène, particulièrement de la part de Martin Fayulu qui se présente comme chrétien. Selon lui, ce sit-in aurait également servi à justifier des financements reçus de certains acteurs politiques étrangers et nationaux », a-t-il déclaré.

Poursuivant ses accusations, Augustin Kabuya a affirmé que les organisateurs de la manifestation auraient mobilisé des groupes de « kuluna » ainsi que des miliciens Mobondo dans le but de créer des troubles et de provoquer des violences autour des institutions. Il soutient que ce plan aurait été déjoué par les services de sécurité, poussant, selon lui, les opposants à se poser en victimes.

Enfin, il a contesté les informations relayées par la C64 concernant la mort présumée d’un militant de l’opposition, affirmant que la personne concernée serait toujours en vie, contrairement aux déclarations initiales.

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