Les opérations de traque contre les rebelles Mobondo se poursuivent avec détermination dans le territoire de Popokabaka, province du Kwango. Après le « nettoyage réussi » du village Tsakala Ngoa le week-end dernier, les Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) se sont engagées dans des affrontements nocturnes dans le village Ibuka, la nuit du lundi au mardi 10 décembre 2024.

Lors de ces affrontements, huit rebelles ont été neutralisés, et deux autres capturés, dont un blessé par balle. Les FARDC ont également récupéré cinq armes, marquant ainsi une avancée significative dans leurs efforts pour rétablir la sécurité. Un soldat congolais a été grièvement blessé au cours de ces opérations.

Les opérations de ratissage et de fouille se poursuivent, afin de retrouver les rebelles Mobondo qui ont réussi à prendre la fuite vers le village Ipongi. Cette chasse à l’homme vise à éliminer toute menace potentielle et à assurer la sécurité des populations locales.

Cependant, la situation demeure préoccupante. Dans l’axe opérationnel Kwamouth-Bagata, un groupe d’insurgés Mobondo a mené une incursion dans la nuit du lundi 9 décembre 2024, ciblant la ferme Bokotio, non loin du village Aviation, au nord du groupement Masiakwa. Cette attaque a tragiquement coûté la vie à 12 compatriotes, parmi lesquels quatre enfants, quatre femmes et quatre hommes. Six autres civils ont réussi à échapper à l’attaque, mais ont subi des brûlures graves.

Face à cette escalade de violence, le Général Major Padiri Muhizi Jonas, commandant des opérations dans la onzième région militaire, a ordonné le déploiement de troupes spéciales. Leur mission est double : poursuivre les rebelles Mobondo pour les mettre hors d’état de nuire et renforcer la sécurité de la population du village Masiaka.

Les FARDC s’engagent à protéger les civils et à restaurer la paix dans cette région troublée. La lutte contre l’insurrection Mobondo est plus que jamais une priorité, et les autorités restent déterminées à sécuriser l’avenir des habitants de Popokabaka, souligne le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole de l’armée dans la zone.

Gires Kasongo