Praticien des droits avec une expérience avérée sur le plan international, Maître Aimé KIlolo s’est entretenu ce mercredi 06 septembre avec la presse tant nationale qu’internationale sur les observations juridiques inhérentes aux conditions d’éligibilité à l’élection présidentielle en République démocratique du Congo.

L’ancien avocat de Jean-Pierre Bemba a apporté d’éclairage sur un certain nombre des points qui font débat surtout après le rejet par la cour constitutionnelle du recours introduit par le MLC contre l’invalidation de leur candidat à l’élection présidentielle du 23 décembre prochain.

‘’ Au vu de tant de spéculations et de versions contradictoires qui alimentent la controverse,

Il m’appartient en tant que citoyen, certes parmi tant d’autres, versé dans l’apprentissage constant du droit national congolais et rompu tant soit peu à la pratique et à la technicité du droit international’’ a déclaré Me Kilolo.

En ce qui concerne la question de double nationalité qui par ailleur a conduit à l’invalidation de certaines candidature, notamment celle de madame Marie-José Ifoku. Bien que l’orateur du jour s’est refusé de citer des noms des gens dans son exposée, il a tout de même apporter plus de lumière sur cette question.

‘’Tout congolais d’origine, qui a perdu sa nationalité, peut la recouvrer par simple déclaration. Il s’agit là d’un droit subjectif incontestable, d’une volonté du législateur de ne pas perdre définitivement les liens avec les Congolais d’origine partis dans d’autres contrées ; et qui à un moment auront exprimé de retrouver leurs liens de rattachement national avec le Congo, leur mère patrie.

Une fois la nationalité recouvrée, du latin « recuperare », ces congolais récupèrent leur nationalité ; ils sont replacés dans leur pristin état et pour ainsi dire redeviennent congolais d’origine et peuvent donc à ce titre prétendre à la Magistrature Suprême’’. a t-il souligné.

La question la plus brûlante était bien entendue celle liée à l’inéligibilité pour condamnation du chef de corruption. Une précision a été apportée par Me KILOLO, qui contrairement aux rumeurs faisant étant de sa candidature à la députation nationale, il a déclaré :

‘’ Je tiens à signaler d’emblée que je ne me suis jamais porté candidat aux élections en cours en République Démocratique du Congo. C’est un choix libre que j’ai opéré après une lecture minutieuse de la Constitution en vigueur dans notre pays et un examen circonstancié des cas d’inéligibilité prévus à l’article 10 de la loi électorale’’.

Son choix de ne pas se représenter est motivée par la controverse sur sa condamnation par la CPI pour subornation des témoins qui a valu à Jean-Pierre Bemba l’invalidation de sa candidature à l’élection présidentielle.

‘Pour ma part, je m’étais refusé de me retrouver au cœur d’une profonde controverse doctrinale sur l’interprétation de la notion de corruption visée dans la loi électorale au regard du jugement de culpabilité prononcée à mon encontre le 8 mars dernier par la Cour pénale Internationale”, affirme Me KOLOLO.

Bien qu’engagé ce jour sur le terrain politique, car signataire de la charte du FCC, l’ancien avocat de Bemba fait clairement la distinction entre son statut de désormais homme politique et avocat de carrière en particulier ancien avocat avec succès de Jean-Pierre Bemba qu’il a connu il y a 10 ans et qu’il a défendu avec succès à la CPI.

‘’ Il faut rappeler à cet égard que tous les avis techniques que je livre sur la question resteront strictement limités aux informations juridiques ou au jugements disponibles pour le public sur internet notamment dans les sites des juridictions internationales, mais sans jamais violer les secrets ni dévoiler les confidences reçues en raison de ma qualité d’avocat ou à l’occasion de l’exercice de la profession. En définitive, maintenant que la Cour Constitutionnelle vient de vider la controverse sur les points de droit querellés au sujet de l’interprétation de l’article 10 de la loi électorale, sous réserve de voie de recours éventuel, il appartient à tous les Acteurs épris de justice et Défenseurs de la démocratie, et particulièrement à nous Praticiens du droit, d’accorder tous les égards dus à cette vérité judiciaire’’.

 

Bolangi Ikokota Bura

By 24news

×

Powered by WhatsApp Chat

× Contactez-nous