Vu, les coupures intempestives du courant auxquelles la population congolaise fait face sur l’ensemble du territoire national depuis plusieurs mois, le député UDPS André Léon Tumba Mukendi S’interroge sur le gigantesque financement investi dans le secteur de l’énergie électrique pendant le programme d’urgence des 100 premiers jours du chef de l’État.

Dans une interview accordée à 24 News mercredi 16 juin 2021, l’élu de Miabi dit constater un éloignement inquiétant entre ce qu’il qualifie de gigantesque financement et le médiocre travail abattu, et appelle par ailleurs l’IGF à s’imprégner du dossier pour éclairer l’opinion.

«Il vous souviendra que dans le programme d’urgence des 100 premiers jours du chef de l’État, un gigantesque financement a été alloué dans le secteur de l’énergie et selon mes sources, cet argent a été débloqué et même perçu par les responsables de l’énergie électrique à travers le pays; curieusement, nous ne voyons rien et nous ne sentons aucun changement en terme de desserte en énergie » a déclaré André Léon Tumba Mukendi.

Pour ce qui est de la ville de Kinshasa par exemple rappelle l’élu de Miabi, près de 12.000.000 USD ont été prévus et même débloqués par le gouvernement central afin d’assurer l’amélioration de la desserte dans plusieurs quartiers de la ville, l’accroissement du taux d’électricité et l’électrification des poches noires par la mise en place des près de 100 cabines dans toutes les zones de Kinshasa.

S’agissant du Kasaï oriental, son fief électoral, le programme d’urgence de 100jours poursuit André Léon Tumba Mukendi, avait prévu pour la ville de Mbuji-Mayi, la révision thermique de la centrale de la ville et l’assainissement des réseaux de distribution associés pour reprendre la desserte en énergie électrique dont le coût global était de près de 90.000 USD. “Dans tout ceci, il n’y a rien que nous voyons sur le champ”, s’indigne-t-il.

Face à cette situation, l’élu de Miabi dit constater un éloignement inquiétant entre “le dit et le fait” et souhaite en savoir plus à travers une enquête de l’IGF dans les installations de la Snel pour que les responsabilités soient établies.

«Il est de notoriété publique que la Snel nous condamne à vivre dans les noirs sans motif valable en dépit des financements qu’elle a reçus. La lumière doit être faite, car il est inacceptable en tant que député de rester silencieux jusqu’à ce point. Il ya des poches noires partout au pays même dans les quartiers les plus évolués de la capitale. C’est-à-dire simplement inacceptable».

Rappelons qu’il ya deux semaines, André Léon Tumba Mukendi avait dépose à l’assemblée nationale une question orale avec débat adressée au directeur général de la Snel en rapport avec la multiplication des poches noires et les coupures non justifiées du courant électrique à travers le pays.

Faustin Kalenga