Lucy Tamlyn, ambassadrice des États-Unis accréditée à Kinshasa, a annoncé ce lundi 14 juillet sur les ondes de RFI de sévères mesures punitives en cas de non-respect des principes contenus dans l’accord de paix signé à Washington entre la République démocratique du Congo et le Rwanda.
La diplomate américaine a également confirmé le début de la mise en œuvre de cet accord, notamment par la création d’un mécanisme de sécurité conjoint, soulignant la volonté ferme des États-Unis de contribuer à la fin d’un conflit vieux de plus de trente ans. Elle a évoqué la mise en place d’un calendrier d’exécution précis et d’un plan de suivi rigoureux.
« Il est vraiment temps que la souffrance du peuple congolais cesse et que la souveraineté ainsi que l’intégrité territoriale de la RDC soient respectées », a-t-elle déclaré sur RFI, avant d’ajouter :
« Voilà pourquoi les États-Unis ont insisté pour que cet accord de paix s’accompagne d’un calendrier d’exécution et d’un plan de témoins. Le processus est bel et bien lancé avec la création du mécanisme de sécurité conjoint, qui coordonne la neutralisation des FDLR et le retrait progressif des troupes rwandaises », a affirmé Lucy Tamlyn.
Sur la radio française, la diplomate a rappelé le caractère contraignant de l’accord, affirmant que son pays usera de toute son influence pour en assurer le respect.
« Je rappelle que cet accord est clair. Il prévoit des conséquences en cas de non-respect des engagements : sanctions et autres leviers diplomatiques en font partie », a-t-elle averti.
Dans la foulée, Lucy Tamlyn a annoncé, dans le cadre de la consolidation de la paix, l’existence d’un projet évalué à 760 millions de dollars pour la construction d’un barrage hydroélectrique destiné à alimenter la RDC, le Rwanda et le Burundi. Ce projet reste toutefois conditionné au retour effectif de la paix dans la région.
Faustin Kalenga
