Ces millions des morts à l’Est de la République Démocratique du Congo, une situation qui dure depuis 1996. Les dialogues, il y en a eu, commençant par Outenika entre le Maréchal Mobutu et Laurent Désiré Kabila à l’initiative de Nelson Mandela, d’heureuse mémoire, passant par Sun City à Nairobi aujourd’hui.

Dans chacun de ses pourparlers, la patrie en sort petit à petit affaiblie car ces dialogues ramènent dans le rang des FARDC des éléments et officiers aux origines douteuses et qui n’obéissent pas forcément à la hiérarchie congolaise.

Si la diplomatie peut servir encore pour plaider ci et là la cause de la RDC, et s’investir à la recherche de solution pacifique, un travail que fait sans relâche le vice premier ministre des affaires étrangères, Christophe Lutundula, d’aucuns au sein de la population congolaise sont d’avis que, la solution à la crise est plutôt militaire que politique.

Pourquoi les congolais ne doivent plus croire à une solution politique ?

Parce qu’une solution politique dépend de bon vouloir de Paul Kagame qui représente, bien entendu, les intérêts de grandes puissances impliquées dans ce deal de grand gâteau à se partager qui est la République Démocratique du Congo. Le président rwandais, principal soutien du M23, peut pour un temps accepter d’imposer la fin des hostilités au M23. Mais, personne ne peut avoir la certitude que le maître du Rwanda ne se réveillera pas un bon matin pour recommencer encore l’agression.

Pour le président rwandais, l’agression contre la RDC est une question vitale qui définit la survie de son peuple d’une part, et lui assure les projecteurs d’un leadership clairvoyant tel que le vantent les supers puissances. Un leadership qui se sert de l’instabilité à l’Est de la RDC pour asseoir son économie dans un pays qui en réalité fait partie de plus pauvres du continent.

Ainsi, la situation en République Démocratique du Congo crée une dualité dans l’appréhension quant à sa résolution. Il y a ainsi les dirigeants qui pensent qu’une solution diplomatique est bien possible d’une part et de l’autre part la population qui pense le contraire.

Beaucoup estiment qu’il faudrait réarmer les FARDC, lutter pour la levée totale de l’embargo et activer la machine d’une mobilisation générale et affronter le Rwanda jusqu’à le faire taire. Faire voir au Rwanda que la RDC a une forte armée déterminée et capable de ramener la guerre d’où elle a commencé. Ce serait l’option pour discipliner le Rwanda dont les intentions hégémoniques ne sont plus à démontrer.

Bolangi Ikokota Bura

 

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