Lors du séminaire pédagogique organisé à l’Université de Lubumbashi, Professeure Irène, vice-doyenne chargée de tutorat à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, a partagé son expérience et ses réflexions sur la dynamique entre encadrants et doctorants. Nous l’avons rencontrée pour discuter des points essentiels de son intervention.

Professeur Irène, lors de ce séminaire de deux jours, vous étiez l’une des intervenantes. Que pouvons-nous retenir de votre intervention?

D’abord, c’est une restitution d’une formation que nous avons suivie à Kinshasa pendant une semaine en juillet. Nous étions quatre de l’Université de Lubumbashi à avoir postulé à l’UF et à avoir été retenus. Le comité de gestion nous a vraiment accompagnés dans cette démarche. Ce que nous faisons maintenant est une restitution de cette formation. Notre communication portait sur la relation entre l’encadrant et l’encadré, en particulier entre directeur et doctorat.

Pourquoi avoir choisi cette thématique ?

Cette thématique est cruciale car la rédaction d’une thèse peut parfois aboutir à des résultats positifs, mais cela peut aussi engendrer des conflits. Tout commence par une bonne guidance du doctorant. Nous avons abordé ces questions non seulement avec des académiciens, mais aussi avec des professionnels scientifiques. Nous avons insisté sur l’importance de la communication fluide entre le doctorant et son directeur. Cela signifie parler clairement, échanger avant de commencer des activités, et définir les rôles et responsabilités de chacun. Cette clarté est primordiale pour éviter les conflits. Lors du séminaire, en collaboration avec le professeur Jacques Kalumba et le professeur Bakary, nous avons présenté notre sujet sous forme pédagogique. J’ai notamment illustré cette relation à travers trois scénettes. Dans la première, par exemple, on voit le promoteur discuter avec le doctorant, chacun ayant une interprétation différente des attentes. Cela montre à quel point un manque de communication peut entraîner frustration et blocage du doctorant.
L’auditoire a semblé très attentif à vos démonstrations.

Si vous aviez une baguette magique, que feriez-vous pour que tous les chercheurs suivent vos conseils et évitent les erreurs du passé ?

Vous avez vu l’ambiance dans la salle, où nous avons bandé les yeux des participants pour illustrer que le doctorant est comme un aveugle, ayant besoin d’être guidé par son promoteur. Si cette guidance est mal orientée, le doctorant peut se sentir peu concerné par les conseils du directeur, ce qui peut rendre le parcours de thèse très difficile.

Quelles sont vos attentes en tant qu’intervenante concernant les participants de ces séminaires pédagogiques ?

Nos attentes sont nombreuses. Nous espérons que les doctorants apprendront à harmoniser leurs vues. Ils doivent comprendre l’importance de maintenir une communication ouverte, même celle qui implique de présenter des excuses si nécessaire. Il est essentiel de statistiquement gérer les conflits qui peuvent survenir, car ils sont inévitables dans toute relation humaine. Nous ne prétendons pas qu’avec nos interventions, toutes les relations entre doctorants et promoteurs seront parfaites, mais nous espérons contribuer à leur amélioration.

Souhaitez-vous ajouter quelque chose concernant le séminaire et votre intervention ?

J’aimerais insister sur l’importance pour les jeunes doctorants d’avancer avec courage. L’une des missions des promoteurs est de former les jeunes, et cela doit se faire dans un esprit de collaboration et de soutien mutuel.

Ce séminaire de deux jours, intitulé  » Rédaction de travaux scientifiques : Thèse et DA à l’ère du numérique, » s’est tenu dans la salle Monseigneur Tshibangu Tshishiku Tharcisse. Il a rassemblé des assistants et des chefs de travaux autour de thèmes divers pour le développement des compétences en recherche.
Professeure Irène est vice-doyenne chargée de tutorat à la Faculté des Lettre et Sciences Humaines de l’Université de Lubumbashi.

 

Loss-Adonis ngoyi