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Au départ c’est un mannequin qui a su par sa façon forcé l’administration du public. Top model pour avoir justement remporté un concours de mannequinat à Kinshasa, il est beau par son charme avec une élégante marche au podium qui lui reste collée.

De mannequinat, Mongali ,a par la suite embrassé l’art dramatique avec la télé dramatique à savoir le théâtre de chez nous comme l’appellent communément les congolais.
Une étoile qui s’est affirmée il y a quelques années , avant de disparaître au grand regret de son public qui n’a cessé de se poser des questions de savoir qu’est ce que Mongali, de son vrai nom Tito Londole, est devenu ?

De passage à Kinshasa, pour un grand événement de sa vie à savoir son mariage, Mongali a accordé une interview à 24 news agency , dans laquelle il s’est exprimé à bâton rompu de sa vie professionnelle et de l’art congolais vu de l’extérieur.

Voici pour vous en exclusivité cet entretien :

24 News Agency : Mongali , une étoile qui s’est affirmée dans le dramaturge congolais ,puis disparue ! Qu’est ce que vous êtes devenu ?

Tito Mongali : Si j’ai disparu, ce n’est pas dans le mauvais sens , c’est juste que j’ai changé des camp , je ne suis plus à Kinshasa ,ça fait plus de 11 ans que je suis aux États-Unis, j’évolue là bas , mais ce que je fais là n’est vraiment pas diffusé sur nos chaînes ici. Voilà pourquoi j’ai disparu. Tout le monde m’a connu à la télé , voilà un peu , j’ai disparu physiquement , mais dans ma profession je suis toujours là ;

24 N.A: il y a quelques semaines , un film a été projeté avec votre participation, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Tito Mongali : Il y a quelques semaines un film a été projeté quelque part, précisément aux Etats Unis , Californie Beverly Hills , j’ai participé dans ce film comme Gate Star ( star invitée) ,un film 200% congolais, intitulé In the Rain ( sous la pluie) , une très bonne participation de ma part où j’ai joué le second rôle du pasteur ,je voudrais que les congolais aient l’opportunité de voir ce film , réalisé par un congolais du nom de Fils Makaya , produit par Le Fils Makaya, Serge Kassanda et Faras Ipupa , j’étais la star invitée pour chercher à Booster ce Film ,

24 N.A : Du pays de la première industrie cinématographique qui est les USA où tu vis , quel regard fait-on de l’industrie cinématographique congolaise ?

Mongali : A Vrai dire, le cinéma congolais n’est pas connu là bas , on essaie un peu de sortir de cette enclos , mais la majorité de nos films sont des films qui ne sont pas sortis dans le monde Hollywood , voilà pourquoi nous continuons à forger , à travailler, à mettre nos films dans des festivals afin que le cinéma congolais ait une autre place ,imposer le cinéma d’une autre ,dans un pays qui parle une langue différente à la vôtre n’est toujours pas facile. Le regard qu’ils ont du cinéma congolais ,je ne sais rien dire de cela , je ne pense pas que le cinéma congolais soit aussi connu là bas tel que le cinéma Nigérian , mais nous, nous sommes des piliers, des pionniers des soldats qui se battent pour faire connaître ce cinéma,

24 N.A: Que répondez-vous à ceux qui estiment que les artistes congolais de tout bord sont enterrés quand ils immigrent vers l’Occident ou les États-Unis ?

Mongali : je dirais oui et non , vous savez , ça dépend de ce que les gens font ,dans la majorité des cas je vais parler des artistes car la question est posée sur les artistes, vous savez quand vous arrivez en occident ou aux États-Unis ,partout où nous allons pour émerger dans nos professions , il y a des réalités que nous rencontrons , de fois on se met tellement à chercher comment vivre mieux, on emprunte des chemins qui n’étaient pas les nôtres , par exemple le travail que tu fais , tu as des factures à payer ,si le métier d’artiste que tu étais ne te paie pas, tu dois trouver autre chose afin que tu prennes tes responsabilités en main. Si ton métier d’acteur ne te suffit pas, tu dois trouver autre chose pour survivre ,prenons mon cas , je ne dirais pas que c’est l’art qui me fait vivre et me paie mes factures là où je suis ! Je peux me faire l’argent à écrire ça ,mais ce n’est vraiment pas ça qui prend en charge ma famille ,Je fais un autre travail , comme je suis passionné du cinéma , je continue toujours à le faire , voilà pourquoi vous avez vu l’extrait du film où je suis ,

24 N.A : la RDC regorge d’extraordinaires talents dans le domaine du théâtre et du cinéma en général , qu’est ce qui explique que malgré ce talent on a pas évolué ?

Mongali ; Moi je pense que malgré tous ces talents dans ce monde là , les acteurs n’évoluent pas,je pense que si on donnait à l’artiste une plate forme où il peut évoluer ,exposer ce qu’il sait faire , je pense que l’artiste congolais et l’art congolais vont évoluer , parce que à vrai dire je ne sais pas si nous avons un festival de film où de théâtre où l’artiste quand il présente son produit , à la fin il gagne quelque chose qui l’encourage de ce qu’il fait , aujourd’hui , moi en tant que cinéaste , je ne sais pas s’il y a une salle de cinéma , ce sont des plates formes que je suis entrain de présenter en tant que réalisateur , où je peux aller tranquillement présenter un travail avec l’idée qu’à la fin ,il y aura une rémunération. Pour être rémunéré dans un film ça dépend du producteur , je ne parle pas des producteurs qui viennent avec des modiques sommes et mettent les gens devant la caméra pour trouver de quoi vivre. Mais on peut mieux faire que ça , si on pouvait avoir une salle où pour voir un film on pouvait payer ne fût ce que 10000 francs congolais ( 5$ ) ,chaque fois qu’un film sort, je vous dis , tout le monde aura le courage de faire un film ,s’il y aura d’espace où les gens pouvait payer l’argent pour voir la présentation d’un film pour que l’artiste survive , ça sera une très bonne chose.

Installé aux États unis depuis plus de 11 ans , l’artiste Mongali veut embrasser le monde Hollywood où il veut être l’ambassadeur du 7e art congolais au pays de l’oncle Sam .

La rédaction

By 24news